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Le Raku est né de la rencontre entre un maître du Thé et un potier dont la technique est intimement liée à la philosophie Zen. Le Raku dont l’idéogramme est synonyme de plaisir et joie spirituelle est pratiqué au Japon depuis le 16ème siècle.
Brigitte Schneider travaille une terre chamottée qui vient du Berry. Les terres sont souvent retravaillées avec des ajouts de matériaux (tesson pilé, scieure, ocre etc…). De cette terre va naître une matière nouvelle avec sa personnalité propre ; un échange entre la céramiste et la matière va ainsi voir le jour avec des formes toujours en rondeur et sobriété. Pour pratiquer le Raku il faut la passion de la terre et du feu où l’on va privilégier l’authenticité du geste. Le Raku, bien que technique relativement simple d’accès pour le néophyte, nécessite toutefois un engagement personnel où les éléments terre, feu, air vont jouer un rôle primordial. La terre devient ainsi un instrument de non retour d’où va naître une œuvre céramique.
Une fois les pièces biscuités (première cuisson de la matière à basse température), les pièces sont émaillées et cuites dans un four à gaz et sorties incandescentes du four à 980°. Les pièces défournées sont enfumées dans différents matériaux (copeaux de bois, sciure, papier, paille etc….). Le choc thermique et l’enfumage provoquent un craquelé caractéristique, lustré parfois ainsi qu’un noircissement de la terre.
Emaillage
Four Raku
Enfumage
Craquelé Raku
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Extrait du « Grand Livre de la Décoration Florale » de Fiona Barnett
Par la composition florale, laissez libre cours à votre imagination en puisant de nombreuses idées dans votre environnement le plus proche, en vous inspirant de la saison, de l’originalité d’un récipient, ou bien sûr, d’une occasion particulière.
Cependant, l’art des bouquets nécessite de respecter un certain nombre de règles, notamment l’équilibre des volumes, l’harmonie des couleurs et le mélange des textures. Ces notions, une fois maitrisées, permettent de concevoir des arrangements plus sophistiqués. Dans une composition florale, on privilègie tout d’abord l’art de mettre en valeur les caractéristiques de chaque élément et ce, avec la plus grande simplicité.
Avec un peu de patience, de savoir-faire et d’imagination, et en suivant les instructions fournies par les animatrices, vous apprendrez rapidement à réaliser des bouquets pour les petites et les grandes occasions et vous tirerez un réel plaisir de vos créations.
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IKEBANA
"Fleurs vivantes"
Au Japon, la vie est étroitement liée an rythme des saisons. L'éclosion des fleurs de cerisiers,les feuilles rougissantes des érables, les camélias, les iris sont autant d'occasion de réjouissances.
L'art floral arrive de Chine au VIIe siècle par la coutume des offrandes florales aux autels bouddhiques apportée par les ambassadeurs japonais. L'un deux, Senmu, codifie cet art floral en préconisant, au lieu de l'exubérance chinoise, la rigueur classique du principe trinitaire que l'on retrouve encore aujourd'hui dans la plupart des bouquets japonais. Retiré dans une petite maison près de l'étang d'un temple à Kyôto (Ike-no-bô), Senmu enseigne l'art d'arranger les fleurs pour les offrandes selon la règle : une fleur haute et deux plus basses.
Dès le XIIe siècle, les rites bouddhiques se célèbrent également dans les maisons privées et l'on arrange les bouquets pour des fêtes autres que religieuses. Le Sendenshô, texte rassemblant les règles d'origine, prévoit alors cinquante trois arrangements pour toutes les circonstances de la vie (mariage, majorité d'un garçon, départ d'un guerrier...). Il exclut notamment les bouquets à quatre espèces et quatre couleurs parce que le mot shi (quatre) est homonyme de celui qui signifie "mort". Ce principe est resté mais souvent justifié par la seule règle d'asymétrie. La tradition du temple de Kyôto se poursuit jusqu'au XVe siècle et les différents styles se développent selon les époques, le style Rikka et le style Nageire, plus léger, spontané et naturel sous l'influence de la cérémonie du thé. L'art du bouquet trouve sa consécration au XVIIe siècle et, après avoir été l'enjeu des rivalités et des intrigues de cour dans les exhibitions aristocratiques, il se démocratise et s'ouvre également aux femmes. Au XVIIIe siècle, le style Shoka simplifie les règles en organisant le bouquet selon un schéma trinitaire : ciel, homme et terre.
En 1854, le Japon s'ouvre au commerce et à la culture occidentale. Les incidences politiques et artistiques sont considérables, et dans le domaine de l'ikebana, l'apport de nouvelles fleurs inspire de nouveaux maîtres dont Unshin Ohara qui restaurent d'anciens modèles traditionnels dont le style Moribana et fondent leur propre école. Vers 1920, de jeunes révolutionnaires prennent leur distance face aux codifications traditionnelles et aux références originelles bouddhiques ; apparaît alors, sous l'influence de l'art abstrait moderne, l'utilisation, avec les végétaux naturels, de matériaux non vivants ; ainsi Sofû Teshigahara fonde-t-il l'école Sôgetsu.
Aujourd'hui, on compte jusqu'à trois mille écoles différentes, mais trois grandes écoles dominentle paysage de I'ikebana :
-Ikenobô,la plus ancienne,fidèle à la triade asymétrique et à une certaine idée spirituelle -Ohara, modernise le style Moribana et renoue avec l'aspect paysager du Rikka en s'ouvrant à l'abstraction et aux couleurs -Sôgetsu, la moins enracinée dans la tradition japonaise, fait davantage appel à la créativité de l'artiste et s'autorise plus de liberté dans le choix des formes et des matériaux.
Quelque soit l'école, les principes de base sont toujours respectés, comme les trois lignes essentielles qui se dégagent en tiangle dans le bouquet, couper la fleur ou corriger son inclinaison. L'ikebana est devenu un art, mais c'est aussi et surtout un art de vivre.
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